DYNOTROP: DYNamique des Oceans TROPicaux

DYNOTROP: DYNamique des Oceans TROPicaux

Éditeur: Direction – Mis à jour le 14/12/2020

Objectifs scientifiques

L’équipe DYNOTROP est construite autour d’un objet d’étude commun : les océans tropicaux. 

L’équipe s’intéresse à la dynamique des courants océaniques à l’échelle régionale comme à l’échelle du bassin, et aux interactions d’échelle. Elle s’intéresse aux processus opérant dans la couche de surface océanique, incluant les processus à fine échelle, et étudie comment les propriétés de cette couche de surface affectent les interactions océan-atmosphère. Enfin, elle s’intéresse aux téléconnexions océaniques et atmosphériques vers/depuis les subtropiques, en lien avec les modes de variabilité dominants dans les Tropiques. L’étude de ces modes de variabilité aux échelles interannuelles et décennales (ENSO (El Nino Southern Oscillation), IOD (Indian Ocean Dipole), PDO (Pacific decadal Oscillation), modes Atlantique zonal et méridien), est un élément contextuel important.

Les recherches de l’équipe s’organisent autour de 4 axes principaux :

  • La dynamique des océans tropicaux: circulation et interactions d’échelles (des fines échelles au bassin). Quels sont les mécanismes qui régissent la dynamique et la variabilité des courants dans la bande tropicale à différentes échelles spatiales (du régional au bassin) et temporelles (du sub-inertiel au décennal) ?
  • La couche de surface océanique et le couplage océan-atmosphère. Quels sont les processus qui gouvernent la variabilité des propriétés des couches de surface océaniques (en termes de cisaillements de courants, de température, salinité, contenu thermique, stratification, chlorophylle,…) ? Quels impacts sur les échanges entre l’océan et l’atmosphère, et sur les événements extrêmes ?
  • Les interactions tropiques-subtropiques. Quels sont les mécanismes et les impacts des téléconnexions océaniques et atmosphériques entre les tropiques et les subtropiques ? 
  • Utilisation et impact des observations dans les systèmes opérationnels. De quel système d‘observations pérenne dans les océans tropicaux Pacifique et Atlantique aura-t-on besoin pour les années à venir, pour répondre à la fois aux besoins de la recherche, et des systèmes opérationnels de prévision?

Stratégie et outils

Pour répondre à ces questions, l’équipe DYNOTROP s’appuie sur un vaste panel d’outils, incluant la modélisation numérique, la collecte d’observations in situ ainsi que l’analyse d’observations in situ et spatiales. Elle a la responsabilité de 2 Services Nationaux d’Observation – le réseau de mesures de la salinité de surface dans l’océan global (SNO SSS) et le réseau de mouillages météo-océaniques dans l’Atlantique Tropical (SNO PIRATA) – et a organisé plusieurs campagnes en mer en Atlantique Tropical (campagnes annuelles PIRATA) et dans le Pacifique Tropical Sud-Ouest (MoorSPICE, CASSIOPEE).
L’équipe est aussi impliquée dans les projets d’observations internationaux (TPOS2020, TAOS). Elle est utilisatrice et productrice de données in situ (organisations de campagnes océanographiques, déploiement de gliders, de mouillages, de flotteurs Argo, de drifters).

Les membres de l’équipe exploitent aussi les données satellites (satellites altimétriques Jason, AltiKa, Sentinel-3, satellites couleur de l’eau MODIS, etc…) et sont impliqués dans la définition et l’utilisation de missions satellites, comme SMOS, SWOT et STREAM.

En termes de modélisation, les chercheurs utilisent et mettent en place des simulations numériques avec des modèles océaniques communautaires (NEMO, CROCO, SCHISM), atmosphériques (modèle simple « maison » DREAM), couplées OA (WRF, SIMBAD), et couplées physique-biogéochimie (PISCES, BIO-EBUS). L’équipe met en place pour ses besoins des simulations régionales, et développe des outils de modélisation numérique des connexions hydrodynamiques entre l’embouchure des rivières et l’océan tropical.

Projets et chantiers

Ces questions se déclinent dans les trois bassins tropicaux. 

Dans l’Atlantique tropical, les régions d’étude sont le panache de l’Amazone, et le système de bord ouest au large du Brésil ; la langue d’eaux froides de l’upwelling équatorial et le Golfe de Guinée, régions clefs pour le climat africain ; l’upwelling du Benguela, et le phénomène « Benguela Nino » ; la Mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique, où les structures complexes de méso et submésoechelle interagissent. 

Dans le Pacifique Tropical, les régions d’étude sont le Pacifique Sud-Ouest et le système de courants de bord Ouest de la Mer des Salomon ; la région frontale au nord de la langue d’eaux froides équatoriale ; et le Pacifique Tropical Nord-Est, zone de génération des cyclones tropicaux. 

Dans l’Océan Indien, la région d’étude est le Golfe du Bengale. 

Ces recherches s’appuient fortement sur des partenariats sud renforcés en particulier lors d’affectation longue durée de membres de l’équipe. Ces partenariats existent avec le Bénin, l’Afrique du Sud, le Mexique, le Brésil, ainsi que la Nouvelle-Calédonie, et l’Université du Pacifique Sud à Fiji. 

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Composition

Personnel permanent

Prénom NOMGrade – Tutelle
Julien JOUANNOResponsable d’équipe
Directeur de recherche – IRD
Elodie KESTENAREResponsable-adjointe d’équipe
Ingénieure de recherche – IRD
Gaël ALORYPhysicien adjoint – CNAP
Rachid BENSHILAIngénieur de recherche – CNRS
Sophie CRAVATTEDirectrice de recherche – IRD
Fabien DURANDChargé de recherche – IRD
Alexandre GANACHAUDDirecteur de recherche – IRD
Florent GASPARINChargé de recherche – IRD
Lionel GOURDEAUDirecteur de recherche – IRD
Nicholas HALLProfesseur – UT3
Fabrice HERNANDEZChargé de recherche – IRD
Séréna ILLIG-THEVENINChargée de recherche – IRD
Jérôme LLIDO Ingénieur de recherche – IRD
Guillaume MORVANIngénieur d’étude – IRD
Lionel RENAULTChargé de recherche – IRD
Philippe TECHINEIngénieur de recherche – CNRS

Ensemble des membres de l’équipe

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